Avant Huit

Prestation

Entretien de bureaux et d’open spaces à Paris

Un plateau de bureaux se juge sur trois points : l’état des sanitaires à 9 h, l’absence de traces sur les surfaces vitrées, et le fait que personne n’ait vu passer l’agent. Le reste relève du cahier des charges, et le cahier des charges se discute une fois, à la mise en place.

Ce qui est compris dans un contrat de bureaux

  • Postes de travail, plans de travail, retours et accoudoirs de sièges
  • Salles de réunion remises en configuration après usage, tableaux effacés
  • Cuisines partagées, machines à café, plans, éviers, réfrigérateurs sur demande
  • Sanitaires complets et réapprovisionnement des consommables
  • Circulations, ascenseurs, escaliers internes, accueil
  • Cloisons vitrées et phone boxes selon fréquence convenue

Ce qui change dans un immeuble parisien

L’accès pèse plus lourd que la surface. Un plateau de 400 m² dans un immeuble récent du 15e avec badge et local d’entretien à l’étage se traite plus vite qu’un plateau équivalent réparti sur trois demi-niveaux d’un immeuble ancien du 9e, où l’eau se prend au fond du couloir.

Les immeubles de bureaux récents imposent souvent une plage stricte, un badge nominatif et un passage par un PC sécurité. Nous préférons le savoir à la visite technique plutôt que le découvrir le premier lundi.

Sur les plateaux passés en flex office, la charge se déplace : moins de bureaux attribués, beaucoup plus de surfaces partagées et de points de contact. Le cahier des charges doit être réécrit, pas simplement reconduit.

Dans quel ordre un plateau se traite

Cet ordre n’est pas une préférence d’agent : chaque étape prépare la suivante, et l’inverser oblige à repasser sur une zone déjà faite.

  1. Entrée et sécurisation

    Désarmement de l’alarme, éclairage partiel, repérage de ce qui a changé depuis la veille.

  2. Corbeilles et sanitaires

    Traités en premier : ce sont les deux postes qui décident du ressenti à 9 h.

  3. Surfaces et postes de travail

    Plans, retours, accoudoirs, points de contact. Aucun document n’est déplacé ni empilé.

  4. Sols en dernier

    En reculant vers la sortie, pour ne pas repasser sur une zone déjà traitée et laisser un sol sec.

  5. Contrôle et consignation

    Tour visuel, extinction, réarmement, et ligne dans le cahier de liaison si quelque chose est à signaler.

Produit d’entretien polyvalent et fournitures rangées sur un bureau dégagé.
Produit et matériel posés sur un poste

Comment se chiffre un contrat de bureaux

Le prix découle du temps de présence nécessaire, multiplié par la fréquence, majoré selon le créneau. La surface n’est qu’un indicateur d’entrée : le nombre de sanitaires, la densité de postes, la nature du sol et la présence d’une cuisine pèsent davantage. Les consommables sont chiffrés à part, au réel, si vous nous confiez le réassort. Une prestation avant 6 h ou après 21 h porte une majoration, parce qu’elle mobilise un agent sur un horaire contraint.

Quel rythme pour quel plateau

Le rythme se choisit sur la configuration réelle du local, pas sur un forfait standard. Ces repères servent de point de départ à la visite technique.

Rythme conseillé selon la configuration du local.
RythmeDans quel cas
5 jours sur 7Plateau occupé en continu, sanitaires uniques, cuisine partagée.
3 fois par semaineEffectif présent trois jours, télétravail le reste de la semaine.
Quotidien ciblé + complet 2 foisFlex office : points de contact et communs tous les jours, postes deux fois.

Les trois choses à nous fournir

Sans elles, l’agent perd chaque matin le temps qu’il devrait passer sur les postes de travail.

  • Un mode d’accès autonome : badge ou clé, et un code d’alarme délégué.
  • Un placard ou un local pour le matériel, et un point d’eau accessible.
  • Le nom d’un référent joignable — office manager ou responsable des services généraux.

Ce qui rate le plus souvent sur un plateau

  • Reconduire le cahier des charges après un passage en flex office

    La charge se déplace des bureaux attribués vers les surfaces partagées. Reconduire à l'identique produit des postes impeccables et des espaces communs dégradés — exactement l'inverse de ce que voient les salariés.

  • Chiffrer au mètre carré sans compter le temps d'accès

    Sur un site à PC sécurité, l'entrée et la sortie consomment parfois vingt minutes par passage. Ignoré au devis, ce temps se rattrape en rognant sur la prestation, et le contrat se renégocie au bout d'un trimestre.

Contrôle qualité

Comment vérifier le travail sur un plateau

Trois vérifications qu’un office manager peut faire seul, sans nous prévenir et sans compétence particulière.

  1. Passer un doigt sur le dessus des écrans et des cadres : c’est la zone que l’on oublie en premier quand on va vite.
  2. Regarder les sanitaires vers 11 h et non à 8 h 30 — c’est leur tenue dans la journée qui compte, pas leur état au premier passage.
  3. Contrôler les plinthes et les angles de salles de réunion, jamais le centre des pièces.

Ce que nous ne prenons pas en charge

Ces prestations sortent de notre périmètre. Les annoncer coûte une ligne au devis ; les taire coûte un litige.

  • Nettoyage des conduits d'extraction et de ventilationEntreprise spécialisée délivrant un certificat
  • Maintenance des équipements de cuisinePrestataire de maintenance du fabricant
  • Destruction de documents confidentielsFilière agréée, bacs scellés

Trois mots que vous lirez sur le devis

Ils reviennent dans toutes les propositions de propreté tertiaire, et ne sont presque jamais expliqués.

Site occupé
Local dans lequel on intervient pendant l’activité. Il impose un balisage, des produits sans odeur marquée et un séchage rapide.
Cahier de liaison
Document laissé sur site où l’agent consigne les anomalies et le client ses demandes. C’est la trace écrite qui évite les échanges de mails sans fin.
Balayage humide
Passage d’une gaze légèrement humidifiée qui capte la poussière au lieu de la remettre en suspension, contrairement au balai classique.

Ce que demandent les office managers

Peut-on changer la fréquence en cours de contrat ?
Oui, et c’est fréquent : une entreprise qui passe de cinq à trois jours de présence hebdomadaire n’a plus besoin du même rythme. Nous réécrivons le cahier des charges et le prix suit, dans les deux sens. Un contrat qu’on ne peut pas ajuster finit par être résilié.
L’agent est-il toujours le même ?
C’est l’objectif, et c’est ce qui fait la différence sur un site tertiaire : un agent qui connaît le code, l’emplacement du local, les habitudes du plateau et les zones sensibles travaille deux fois plus vite. En cas d’absence, le remplaçant intervient avec la fiche de site et, quand c’est possible, en doublon la première fois.